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Retour sur mon expérience en Licence d’Arts du spectacle

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour un article un peu différent de ceux que je poste habituellement. Cette semaine, on ne va pas parler d’histoire culturelle, d’un réalisateur, acteur ou producteur ou encore d’un film sorti sur les écrans. On va parler des études à travers un article que le commun des blogueurs rangerait dans la catégorie  »humeur ». Bref, vous l’avez compris, le sujet de la semaine concerne mon parcours scolaire et un petit retour sur les trois ans que j’ai passés en licence.

Avant toute chose, je tiens à préciser que je me suis orientée vers cette filière un peu par défaut. Arrivée en septembre à la fac, je m’étais perdue dans un cursus de sociologie-philosophie -qui évidemment ne me convenait absolument pas, la philo et moi ça n’a jamais marché- et rapidement je me suis retrouvée face à un dilemme : rester dans une filière que je déteste ou trouver autre chose -il était hors de question que j’arrête mes études- Après avoir discuté avec des amis déjà inscrits en Arts du spectacle, je me suis réorientée vers ces cours -sans trop y croire ni sans être réellement impliquée- On était donc en octobre, soit deux mois avant les examens et je débarquais comme une fleur dans une filière très emprunte de culture cinématographique et théâtrale -culture que je n’avais pas évidemment- Autant dire que les chances de valider mon année étaient minces -surtout quand on finit son premier semestre avec 7 de moyenne…- Vous l’aurez compris, c’était mal parti pour moi, pourtant, rapidement, je me suis prise de passion pour mes cours -en particulier ceux de théâtre- Valider l’année n’était pas gagné pourtant j’y suis parvenue -merci les rattrapages- C’est à ce moment que ma cinéphilie et ma passion pour l’histoire du cinéma s’est développée.

Gabriel sur le plateau de tournage de Rage, film de fin d'étude. Crédit image : Juliette Hébert
Gabriel sur le plateau de tournage de Rage, film de fin d’étude. Crédit image : Juliette Hébert

Globalement, j’ai adoré ces années d’université, malgré le stress des dead lines pour les dossiers et l’angoisse des résultats. Contrairement à ce que beaucoup -vraiment beaucoup- de personnes peuvent penser, cette licence ne permet pas de devenir réalisateur ou acteur -eh non, il faut avoir des initiatives personnelles à côté des cours- mais prépare à l’entrée en école de cinéma, entre autres. Une chose que j’ai beaucoup appréciée c’est la place accordée à la théorie -oui car le cinéma ce n’est pas que la pratique et la réalisation !- qui est un aspect majeur de notre enseignement. Que ce soit le néoréalisme italien, l’économie du cinéma, le cinéma asiatique, etc., l’enseignement est relativement complet -évidemment on ne peut aborder toutes les cinématographies, tous les thèmes, et on retrouve souvent les mêmes noms de réalisateurs et titres de films en cours- Cette licence offre donc -à qui veut bien travailler- une culture cinématographique assez complète, riche, ce qui est renforcé par le choix d’une spécialité entre théâtre ou cinéma en seconde année. Malgré l’aspect ennuyeux que peuvent procurer ces cours très théoriques, avec du recul je me rends compte qu’ils ont aidé à forger mes goûts cinématographiques, mon regard sur la réalisation.

Cet aspect ultra théorique ne plaît pas à tout le monde, sachant qu’il est majoritaire sur la pratique, qu’on ne découvre réellement qu’en dernière année avec la réalisation d’un court métrage. Cet atelier de tournage a été une sorte de révélation pour moi. Jusqu’alors je fuyais la pratique -qui ne m’attirait pas du tout- et finalement, j’ai adoré mon poste de scripte ainsi que le travail d’équipe et l’ambiance de tournage. Ces trois ans d’études ne m’ont pas faite seulement aimer le cinéma mais m’ont aussi poussé à remettre en question mes idées et mes a priori -je détestais écrire des scénarios et désormais je compte en écrire un- Humainement, ce cursus a été une vraie révélation, j’y ai découvert un art qui m’était totalement inconnu, m’a permis d’exprimer d’une certaine façon le côté artistique qui sommeillait en moi. Ces trois années ont été assez stressantes et en même temps extrêmement enrichissantes. Malgré les préjugés extérieurs -oui, les études de cinéma n’ont pas une réputation en or- je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps dans cette licence, bien au contraire.

En effet, la licence de cinéma renvoie une image de précarité -on ne va pas se mentir, ce n’est pas le secteur où il y a le plus d’embauche- je pense néanmoins qu’avec du travail et de la persévérance tout est possible. J’espère que cet article un peu plus  »léger » vous a plu, peut-être conforté dans votre choix si vous souhaitez vous orienter vers des études de cinéma. Et vous, comment vivez-vous ou avez vécu vos études ? -que ce soit en cinéma ou non d’ailleurs- dites-moi tout en commentaire. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau post !

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