Top 2016

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui après une grosse pause -plus d’un mois, je sais j’ai abusé- et je m’en excuse -mais les cours et tout ça vous voyez- C’est la fin de l’année et avec 2017 qui pointe le bout de son nez c’est le moment de prendre de bonnes résolutions dont celle de reprendre le blog en main plus sérieusement. Mais nouvelle année rime aussi avec attente cinématographique et bilan des sorties de ces 365 derniers jours. Ainsi, comment mieux clôturer 2016 qu’avec un petit top sur les films de l’année ? Je vous ai donc fait ma sélection des cinq films qui ont marqué mon année.

The Neon Demon réalisé par Nicolas Winding Refn, une réelle claque visuelle

Je ne vais pas vous refaire la critique du film, que j’ai publiée suite à sa sortie et que vous pouvez retrouver juste ici. Extrêmement visuel, Winding Refn a travaillé l’esthétique et l’image de The Neon Demon jusque dans ses moindres détails pour le plus grand plaisir du spectateur. Quand le terme de  »clipesque » relève du péjoratif pour certains, ici le réalisateur relève le défi avec succès, offrant une mise en scène soignée et recherchée. Elle Fanning y crève l’écran, transcendante, l’actrice réalise une prestation à la fois sombre et poétique. Mais outre sa mise en scène, The Neon Demon donne aussi une vision critique du monde de la mode, sans tabou et sans concession. A travers ce film Winding Refn montre toute la cruauté du milieu, la valeur accordée au corps et à la beauté qui sont les maîtres mots d’un univers sans pitié.

Paterson réalisé par Jim Jarmusch, une surprise de fin d’année

Petite pépite de fin d’année, malgré la simplicité de son scénario, Paterson est prenant et touchant. De nouveau Jim Jarmusch nous plonge dans un film hypnotique et plein de poésie. Le réalisateur transforme un quotidien monotone en une ode à la beauté. La poésie est partout, elle rythme le quotidien d’un chauffeur de bus et de sa femme, couple aussi original que commun. A travers les mots, via des phrases de prime abord loin d’être poétiques, ce personnage que nous suivons offre une déclaration d’amour des plus pures et sincères à la femme qu’il aime. Jarmusch filme l’amour ; à travers les mots mais aussi par le biais du quotidien de ce couple. Paterson, bien que prometteur et attendu depuis plusieurs mois, est une réelle pépite, surprenante de douceur et de poésie ; Jarmusch reste juste et filme avec simplicité une œuvre simple mais puissante.

The Revenant réalisé par Alejandro Iñarritu, la nature magnifiée

On ne peut parler de The Revenant sans évoquer l’interprétation magistrale de Leonardo Di Caprio. L’implication de l’acteur y est totale, lui qui déjà nous offrait des interprétations époustouflantes dans ses précédents films est désormais un comédien accompli. L’œuvre recèle de plans et de séquences époustouflants, elle sublime une nature sauvage, parfois impitoyable mais qui n’en est pas moins magnifique. Iñarritu met en scène la soif de vengeance, une obsession dévorante qui anime le personnage Hugh Glass, le rend attachant. Avec une bande originale en accord total avec le film, qui intensifie la profondeur de l’œuvre, The Revenant a tout pour être un réel succès.

Juste la fin du monde réalisé par Xavier Dolan, le retour de l’enfant prodige

On peut dire que Xavier Dolan était attendu au tournant avec ce film mais le réalisateur a réussi avec brio le défi de l’adaptation ; je vous avais d’ailleurs donné mon avis sur le film que vous pouvez retrouver juste ici. Sans pour autant évincer les thématiques et choix esthétiques qui fondent son cinéma, le cinéaste a réussi à s’approprier le texte de Jean-Luc Lagarce sans en dénaturer le texte. Avec ce film, Dolan nous prouve qu’il peut se renouveler sans pour autant perdre les caractéristiques qui donnent du charme à son œuvre. Le choix d’un nouveau casting était risqué mais c’est sans compter les talents de directeur d’acteurs du réalisateur, qui a su extraire de ses comédiens des émotions intenses et profondes. Avec Juste la fin du monde, Dolan nous montre un nouveau visage et signe son œuvre non pas la plus réussie mais sans aucun doute la plus singulière, dans laquelle le cinéaste n’a pas hésité à prendre des risques.

Deadpool réalisé par Tim Miller, le film qui m’a réconciliée avec les super-héros

Je vous avais parlé de mon coup de cœur pour ce film à sa sortie, œuvre qui m’a fait changer mon regard sur le genre du film de super-héros ; vous pouvez d’ailleurs retrouver ma critique juste ici. Avec Deadpool, Tim Miller nous a offert un regard neuf sur le film du super-héros, il se démarque des films du genre non pas pour sa trame scénaristique ou pour ses choix esthétiques mais dans sa manière de traiter le rapport à la narration et la psychologie du personnage. Le réalisateur met en scène un protagoniste avec de réelles faiblesses, jouant sur ces dernières, elles sont exploitées et sont la source de motivation du personnage. En jouant sur l’humour, Deadpool brise les codes classiques de la narration. Le héros n’est plus magnifié mais apparaît finalement comme un homme ordinaire. Idée déjà développée dans certains films, c’est à mon sens dans ce film que cette dernière est la plus aboutie.

Voilà pour mon top 5 de cette année 2016, qui évidemment se base sur les films que j’ai pu voir en salle -qui sait, pour 2017 je vais peut-être réussir à voir tout ce qui sort ?- Et vous quels sont vos films coup de cœur cette année ? Dites-moi tout en commentaire. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article !

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